Le mental « Avant j’étais plus frileux dans ma tête. Un mauvais match pouvait me faire douter. Mais j’ai toujours eu un mental assez fort. J’avais confiance en moi mais j’ai dû m’élever pour être encore meilleur et ne jamais douter. Le mental, c’est aussi la concentration ! Cela s’apprend. Moi, j’ai dû attendre de faire du yoga en 1985 à mon retour d’un voyage au Bénin pour maîtriser ce paramètre et réduire mes erreurs. Sur certains matches, je parvenais à être concentré à 100% de la première à la dernière minute. J’étais dans ma bulle, je faisais abstraction de tout ce qui se passait à l’extérieur. Dans ces cas-là, tu réduis au maximum le risque de commettre une erreur. Sur d’autres matches, quand il faisait froid ou qu’il pleuvait c’était plus difficile d’être concentré à 100% mais j’avais un signal : lorsque je ratais un dégagement cela signifiais que j’étais sortis du match. Il fallait donc que je me reconcentre pour ne pas perdre le fil. » |